Un robot partage notre espace autrement qu’une image sur un écran. Sa taille, ses mouvements et ses signaux façonnent nos attentes avant même qu’il accomplisse une tâche. Dans ce volet de ma recherche de 2024, j’explore la manière dont des robots guidés par l’IA pourraient entrer dans la culture visuelle : objets domestiques, équipements de travail ou présences dans l’espace public. Leur avenir dépendrait autant de la façon dont nous les comprenons que de leurs capacités.

IA et culture visuelle : 36. Les robots dotés d’IA

À la maison, un robot d’aide ou un assistant personnel pourrait devenir aussi familier qu’un appareil ménager. Matériaux, mouvements et interface lisible rendraient ses intentions plus compréhensibles. Des couleurs ou des avatars personnalisables pourraient exprimer un goût individuel, mais une apparence sympathique ne garantirait pas la fiabilité. Le design devrait indiquer quand le robot écoute, agit, attend ou ne peut pas aider.

IA et culture visuelle : 36. Les robots dotés d’IA

Dans la santé et l’accompagnement des personnes âgées, les robots pourraient assister certaines tâches, les humains restant responsables des soins. Des couleurs apaisantes ne créeraient, à elles seules, ni empathie ni sécurité. Dans l’éducation, un personnage ou un objet mobile pourrait éveiller la curiosité et rendre une explication concrète. Son apport dépendrait de ce qu’il aide à apprendre, pas seulement de l’attention qu’il attire.

IA et culture visuelle : 36. Les robots dotés d’IA

Les robots agricoles et de construction pourraient rendre des opérations complexes plus lisibles grâce à des cartes, des indications d’avancement et des signaux clairs. Leur forme devrait tenir compte du terrain, des outils et des personnes à proximité. L’IA pourrait aider à planifier et à s’adapter, mais tout gain de productivité ou de sécurité devrait être démontré en usage réel. Une allure futuriste ne prouverait ni l’un ni l’autre.

Dans les magasins, des robots pourraient orienter les visiteurs ou aider à vérifier les stocks ; dans la livraison, ils deviendraient des éléments mobiles de l’identité d’une marque. Une information utile sur un trajet, un retard ou un mouvement à venir pourrait compter davantage qu’un écran publicitaire supplémentaire. L’espace commun devrait rester praticable pour ceux qui ne souhaitent pas interagir avec la machine.

IA et culture visuelle : 36. Les robots dotés d’IA

Les robots de sécurité posent une question visuelle particulière : comment une machine doit-elle signaler la surveillance et l’autorité ? Une forme discrète pourrait réduire l’encombrement tout en rendant l’observation moins perceptible. Il serait donc essentiel d’indiquer clairement l’enregistrement, sa finalité et la responsabilité humaine. Une apparence rassurante ne devrait pas masquer les actions du système.

Des robots environnementaux pourraient collecter des déchets ou aider à surveiller des lieux difficiles d’accès. Les interfaces montreraient où le travail a été effectué et ce qui a réellement été ramassé. Le bénéfice global dépendrait aussi de l’énergie, de l’entretien et de la fin de vie des appareils. Le design pourrait ici rendre les résultats compréhensibles plutôt que se contenter du symbole familier de la couleur verte.

Dans ces différents contextes, j’imagine un langage partagé de mouvements, de lumières et de gestes, aux côtés des formes propres à chaque marque. Tous les robots n’auraient pas besoin d’un visage ou d’un corps humain. Leur contribution la plus utile à la culture visuelle pourrait être une relation plus claire entre apparence et action : des machines dont on peut comprendre les capacités, les limites et les intentions.